“Sosthène Baran, Damien Cadio, Alexandra Catiere, Amélie Cooper, Lukas Hoffmann, Gian Losinger, Holly Mills, Jean-Christophe Norman, Viktoriia Oreshko, Edouard Taufenbach & Bastien Pourtout, Margarita Sherstiuk, Jesse Wallace”
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Il existe des moments où le temps semble ralentir sans pour autant s’arrêter. Une fin d’après-midi d’été, le bruit régulier des vagues, une lumière basse qui assombrit doucement les angles d’une pièce, quelqu’un qui dort pendant qu’un autre veille, le ciel qui vire lentement avant la nuit. C’est peut-être là que commence «Les heures tranquilles», une exposition qui réunit des artistes de la galerie et de jeunes artistes invité-es autour d’une même couleur.
Le bleu y est pris comme point de départ et comme fil qui traverse, visuellement, chacune des œuvres. Un bleu jamais tout à fait le même, ciel pâle ou nuit profonde, lavande délavée d’un tissu usé, bleu de brume d’un ciel qui se dissout. C’est cette circulation d’une teinte à l’autre qui relie les œuvres entre elles et qui donne au bleu, au-delà de sa présence visuelle, une épaisseur presque sensible.
Car le bleu est aussi l’espace du souffle ample, celui du jour d’été où l’on ne sait plus très bien à quelle heure il est. Il est la couleur du calme autant que de la mélancolie – en anglais, feeling blue désigne une tristesse diffuse, que le blues transforme en musique. D’une culture à l’autre, il semble porter la même ambiguïté, apaiser autant qu’ouvrir un espace de manque ou de désir. C’est cette ambiguïté que l’on retrouve dans les œuvres réunies ici. Une mer qui rejoint le ciel, une maison au bord de la côte californienne, un coin de couette, un intérieur d’église, des silhouettes en marche lente, un ange observant la fin du jour... Autant d’images où le paysage côtoie l’espace domestique, où le quotidien rencontre une forme de rêverie.
Plusieurs œuvres abordent également le temps sans le représenter directement. Une tache de peinture garde la trace d’un geste qui n’a duré que quelques secondes, une déchirure dans un tissu raconte des années de frottement avant de céder d’un coup. Ailleurs, les jours s’accumulent dans une chambre devenue refuge, les souvenirs se mêlent aux rêves. Le temps ne laisse pas seulement des traces, il transforme les matières, les corps, les lieux, les regards. Le bleu accompagne ces transformations et circule d’une œuvre à l’autre sans jamais imposer une lecture unique. Il relie les paysages aux chambres, les espaces sacrés aux lieux les plus ordinaires, l’intime au monde extérieur.
Le titre de l’exposition renvoie à ces heures que l’on oublie souvent parce qu’elles semblent sans événement. Pourtant, ce sont peut-être elles qui donnent sa texture au temps. Les heures où l’on marche, où l’on attend, où l’on regarde dehors, où la lumière change imperceptiblement, où quelqu’un dort pendant qu’un autre reste éveillé. Des heures discrètes, mais jamais vides, et si elles sont tranquilles, c’est peut-être aussi parce que ce bleu semble apaiser ce qu’il traverse.
Exposition du 04.07 au 25.07.2026
Vernissage : Samedi 04 juillet 2026 à partir de 17h
Télécharger le dossier d’exposition : ici
Galerie C
6 rue Chapon
75003 Paris
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There are moments when time seems to slow without ever quite coming to a stop. A late summer afternoon, the steady rhythm of the waves, the low light gradually softening the edges of a room, someone asleep while another remains awake, the sky slowly shifting before nightfall. It is perhaps here that The Quiet Hours begins—an exhibition bringing together artists from the gallery alongside invited emerging artists, united by a shared colour.
Blue serves here both as a point of departure and as a thread running visually through each work. Yet it is never quite the same blue: the pale blue of the sky or the depth of night, the faded lavender-blue of worn fabric, the hazy blue of a sky dissolving into mist. It is this movement from one shade to another that binds the works together, giving blue, beyond its visual presence, an almost tangible emotional resonance.
For blue is also the colour of spacious breathing, of those summer days when the hours slip by unnoticed. It is the colour of calm as much as melancholy—feeling blue evokes a quiet, diffuse sadness, while the blues transforms that feeling into music. Across cultures, blue seems to carry the same ambiguity, soothing while also opening a space for longing, absence, or desire. It is this ambiguity that echoes through the works gathered here. A sea merging with the sky, a house on the Californian coast, the corner of a duvet, the interior of a church, figures moving at an unhurried pace, an angel watching the end of the day… Images in which landscape meets domestic space, where the everyday brushes against reverie.
Several works also engage with time without depicting it directly. A brushstroke preserves the trace of a gesture that lasted only a few seconds; a tear in a piece of fabric tells of years of friction before finally giving way in an instant. Elsewhere, days accumulate in a bedroom that has become a refuge, where memories intertwine with dreams. Time does not merely leave traces—it transforms materials, bodies, places, and ways of seeing. Blue accompanies these transformations, passing from one work to the next without ever imposing a single reading. It connects landscapes with bedrooms, sacred spaces with the most ordinary places, the intimate with the world beyond.
The exhibition's title refers to those hours we so often forget because they seem uneventful. Yet they may be the very hours that give time its texture: the hours spent walking, waiting, gazing out of the window, watching the light shift almost imperceptibly, while one person sleeps and another stays awake. Quiet hours, never empty ones—and if they are tranquil, it may also be because this blue seems to soothe whatever it passes through.
Exhibition from July 4th, 2026 to July 25th, 2026
Opening : Saturday, July 4th, 2026 from 5pm
To download the Press Kit : here
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