Galerie C
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Éric Poitevin

 

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Né en 1961 à Longuyon (France), Éric Poitevin vit et travaille à Mangienne (France). Il a fait ses études à l’École des Beaux-Arts de Metz, dont il est sorti diplômé en 1985. Pensionnaire à la Villa Médicis en 1989, Éric Poitevin a reçu le Grand Prix national des arts plastiques en 1990. De plus, il fait partie des nominés du Prix Marcel Duchamp en 2003.

Artiste de renommée internationale et reconnu par les grandes institutions qui lui ont consacré plusieurs expositions personnelles, dont une exposition au Musée de la Chasse et de la Nature en 2007, une sous forme de rétrospective à la Villa Médici en 2011 et une autre au FRAC d’Auvergne, ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées comme le Centre Pompidou, le Musée d’art moderne de la ville de Paris, le Fonds National d’Art Contemporain (Paris), le MAMCS (Strasbourg), le MAMCO (Genève), le Fonds Cantonal d’Art Contemporain de la ville de Genève, le MUDAM (Luxembourg), la Fundaçao de Arte Moderna Contemporanea (Lisbonne), la collection Belgacom (Bruxelles), ainsi que divers Fonds Régionaux d’ArtContemporain (France). Présent dans de nombreuses collectives, Éric Poitevin a notamment participé en 2010 à l’exposition Chefs-d’oeuvres? au Centre Pompidou Metz et en 2017 à l’exposition Jardins au Grand Palais Paris.

« Dans le face-à-face silencieux qu’imposent de prime abord les photographies d’Eric Poitevin, s’instille peu à peu un dialogue riche avec l’histoire de l’art. Elles nourrissent des souvenirs et des associations parfois ultérieures tant elles s’impriment sur la surface sensible de l’esprit. (…) L’image affirme son autonomie par l’isolement de l’objet qui crée son espace propre, étranger à l’expérience sensible, et ce malgré le choix des format qui respectent l’échelle 1:1. L’objet a la teneur d’un portrait, mais abandonné de toute singularisation et par toute présence humaine. » (1)

Le travail photographique d’Éric Poitevin n’ambitionne pas la narration et ne nourrit pas de vocation documentaire. Les photographies de l’artiste s’inscrivent dans un réalisme à la frontalité monumentale et dans une temporalité immuable, qui soumettent le regardeur à une intimité aux confins du métaphysique. Éric Poitevin conçoit son travail comme une sorte d’abécédaire qui permet de restituer une vérité propre à l’expérience de chacun: «Représentations de la réalité, les oeuvres sont pourtant souvent considérées comme “abstraites“ ce que ne revendique pas pour autant leur auteur. Elles ne convoquent aucun récit, ni ne suivent une quelconque trame si ce n’est celle d’une composition picturale rigoureuse. Et pourtant, elles racontent – leur langage est celui des images. Aucune référence ne détourne leur perception, aucune information, qui se serait rassurante mais superflue, ne s’interpose entre elles et le visiteur. Images dépouillées, elles confrontent le regard à des choses souvent dérisoires voire banales. » (3)

(1) Catherine Meyer, La rémanence des images dans l’image, in : « Eric Poitevin – Photographies 1981/2014 », Paris : Toluca Editions, 2014, p.13
(3) En ligne: http://www.mudam.lu/fr/le-musee/la-collection/details/artist/eric-poitevin/

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Born in 1961 in Longuyon (France), Éric Poitevin lives and works in Mangienne (France). He studied at l’École des Beaux-Arts de Metz, where he graduated in 1985. A fellow at the Villa Médicis in 1989, Éric  Poitevin received the national Grand Prix for plastic arts in 1990. Moreover, he was one of the nominees for the Prix Marcel Duchamp in 2003.

An artist of international renown, major institutions have dedicated numerous personal exhibitions to him, including an exhibition at the Musée de la Chasse et de la Nature in 2007, one under the form of a retrospective at the Villa Médici in 2011, and another at the FRAC d’Auvergne. His works also figure in many private and public collections like the Centre Pompidou, the Musée d’art moderne de la ville de Paris, the Fonds National d’Art Contemporain (Paris), the MAMCS (Strasbourg), the MAMCO (Geneva), the Fonds Cantonal d’Art Contemporain de la ville de Genève, the MUDAM (Luxembourg), the Fundaçao de Arte Moderna Contemporanea (Lisbon), the Belgacom collection (Brussels), as well as diverse Fonds Régionaux d’Art Contemporain (France). Present in many collective exhibitions, Éric Poitevin notably participated in the Chefs-d’oeuvres? exhibition at the Centre Pompidou Metz in 2010 and in the Jardins exhibition at the Grand Palais Paris in 2017.

« Our first encounter with Éric Poitevin's photographs produces a compelling silence and confrontation. But then, little by little, a dialogue sets in, a dialogue rich rich with the history of art. As though imprinting themselves on our minds, his photographs begin to feed our memories and solicit associations, associations that sometimes emerge later. The autonomy of the image is contained in the isolation of the object, which creates a space of its own, completely foreign to sense experience, and this despite the choice of the 1:1 format. The object has something to the nature of a portrait, but a portrait stripped of all personalisation and of all human presence.» (1)

Éric Poitevin’s photographic work does not have narrative aspirations and does not seek to do documentary work. The artist’s photographs inscribe themselves in a realism of frontal perspective and monumental format, and in an immutable temporality, that subject the viewer to a kind of intimacy in the confines of the metaphysical. He conceives of his work as a kind of alphabet that allows one to render a truth unique to one’s self : « Representations of reality, the works are nevertheless often considered « abstract », and thereby do not recognize the interpretive authority of the artist. They neither recall a narrative nor follow any plot, unless one of a rigorous pictorial composition. And yet, they narrate – their language is one of images. No reference diverts their perception, no information that would be reassuring but superfluous imposes itself between the works and the visitor. Stripped images, they confront the gaze with things often derisory and even banal.»(2)

(1) Catherine Meyer, Tracing the Image within the Image, in : « Eric Poitevin – Photographies 1981/2014 », Paris : Toluca Editions, 2014, p.421
(2) Online: http://www.mudam.lu/fr/le-musee/la-collection/details/artist/eric-poitevin/

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